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Les martyrs turques juillet 17 2017

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Ils sont venus de loin pour réciter une prière, prendre un selfie ou simplement se recueillir en silence sur la tombe d’Omer Halisdemir, le plus célèbre “martyr” du putsch manqué du 15 juillet dernier en Turquie. Sous-officier dans l’armée, Halisdemir est devenu un héros national en abattant de deux balles dans la tête Semih Terzi, un général putschiste qui tentait de prendre le quartier général des forces spéciales à Ankara, avant d’être lui-même tué par l’entourage du gradé. Le geste de ce père de deux enfants est souvent décrit par les dirigeants turcs et la presse comme un “événement qui a changé le cours du putsch”, et il a fait de Cukurkuyu, petit bourg agricole du centre de l’Anatolie, un lieu de pèlerinage. “L’un des plus grands héros de la nuit du putsch est enterré là”, dit Aydin, un étudiant de 23 ans venu avec sa famille d’Ankara, distante de 350 km. “Quand il est tombé en martyr, Omer Halisdemir est devenu le frère de 80 millions de Turcs”, ajoute-t-il. Comme Aydin, des dizaines de milliers de personnes sont venues depuis l’an dernier au cimetière de Cukurkuyu pour se recueillir sur la tombe de Halisdemir, située au bord d’une allée de pins et encadrée de drapeaux turcs. Dans la province de Nigde, où se trouve Cukurkuyu, le visage carré du militaire, coiffé du béret bordeaux des forces spéciales, est omniprésent : en poster sur la vitre d’une camionnette chargée d’ouvriers saisonniers ou en fresque sur le mur d’une université rebaptisée à son nom. Près de 250 soldats et civils âgés de 15 à 63 ans ont été tués par les putschistes lors du coup de force. Elevés au rang de “martyrs”, leurs exploits forment le socle de ce que les dirigeants turcs appellent l’”épopée du 15 juillet”. Ces nouveaux “héros” sont devenus des références incontournables du président Recep Tayyip Erdogan, qui qualifie régulièrement la lutte contre les putschistes de “deuxième guerre d’indépendance”, après celle menée par Mustafa Kemal Atatürk à la fin de la Première guerre mondiale. Comme un symbole, une statue monumentale de Halisdemir a été érigée sur la place centrale de Nigde, la préfecture de la province du même nom, concurrençant celle d’Atatürk qui y trônait seule auparavant. “Une mythologie est en train de se construire autour” du putsch “avec ses martyrs et ses héros”, remarque un diplomate européen. Ce phénomène se manifeste concrètement par la multiplication des rues, écoles et autres parcs rebaptisés au nom des victimes du putsch. A Istanbul, la principale structure qui enjambe le Bosphore s’appelle désormais “pont des martyrs du 15 juillet”. “Nos martyrs, ce sont ceux qui ont sanctifié ce pays par le sang qu’ils ont versé, qui ont fait de ces terres une nation. Nous avons une dette envers eux”, explique Abdurrahman Tarik Sebik, président de la Fondation des martyrs du 15 juillet, proche du pouvoir.

Dijon depuis la Nacelle juillet 4 2017

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Parmi toutes les expériences que j’ai eu l’occasion de faire en 2016, il y en a une qui m’a vraiment marqué, et j’aimerais revenir dessus aujourd’hui. J’ai en effet réalisé un vol en montgolfière près de Dijon. Et je peux vous garantir qu’observer notre monde depuis les hauteurs a été l’occasion d’un moment vraiment rare. Celui-ci était tellement merveilleux que tout le monde à bord observait un silence religieux, quel que soit l’âge des participants ! Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de voir combien notre monde est merveilleux. Quand on est au sol, on ne s’attarde en général pas trop sur la beauté qui nous entoure. En revanche, dans la nacelle, l’on n’a d’autre choix que de regarder. Et de rester scotché devant tout ça ! On a l’impression de voir le monde pour la première fois. Au plus j’y réfléchis, pourtant, au plus je crois que la beauté de ce vol n’a pas seulement à voir avec la beauté du monde. Le coeur de la chose, je crois, c’est le changement de dimension qu’il offre. Une fois là-haut, on ne décèle en effet plus la myriade de détails que l’on voit du sol. Par contre, on jouit d’une vue d’ensemble. Et ça, c’est vraiment particulier. Par exemple, la route cesse d’être une route : elle devient une simple ligne sombre qui file au milieu d’un patchwork de champs. L’on regarde donc notre monde d’un autre point de vue : du point de vue d’un titan, par exemple. C’est pratiquement une expérience extracorporelle, d’une certaine façon ! Et c’est cette altération du point de vue qui rend cette expérience tellement inhabituelle : depuis les cieux, le monde familier présente aussitôt une autre dimension. Il n’a pas changé d’un iota, mais il est pourtant différent. Et il faudrait être une brute épaisse pour ne pas être interloqué par cette mutation soudaine ! Vous l’aurez compris, je vous recommande l’aventure. Pour ma part, c’est un truc impossible à oublier. Vous pouvez jeter un oeil à ce site, si vous voulez vous faire votre propre idée. Retrouvez plus d’informations sur l’organisateur de ce de ce baptême en montgolfière à Dijon.

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Le danger des tiques juin 16 2017

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L’arrivée du printemps et des premières chaleurs ne veut malheureusement pas seulement dire plaisirs estivaux. C’est aussi la saison des tiques qui s’amorce et ces petits insectes ne sont pas seulement réservés aux animaux, ils peuvent également s’en prendre aux humains. Certaines tiques peuvent être infectées par différentes maladies, la plus connue est la maladie de Lyme. Elle est causée par une bactérie qui se transmet par la piqûre d’une tique. Ces insectes se retrouvent particulièrement dans les forêts, les boisées et les herbes hautes dans différentes régions du Québec. Amélie Gourde, agente d’information dans un Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS), explique qu’en cas de piqûre, il est important de suivre une certaine procédure pour notre propre sécurité. Première chose, il faut retirer la tique le plus rapidement possible, puisque plus elle reste longtemps, plus il y a de chance qu’elle transmette des bactéries. «Il faut être très prudent lorsqu’on retire la tique, il faut y aller doucement et s’assurer de ne pas appuyer sur l’abdomen puisque c’est cette partie qui contient les bactéries», précise-t-elle. Il faut donc saisir la tique, à l’aide d’une pince, le plus près possible de la peau. Il faut la tirer doucement, mais fermement et de façon continue, sans l’écraser. Mme Gourde a souligné que si la tête de la tique reste dans la peau, il est possible de la retirer délicatement par la suite avec la pince. Cette partie ne peut plus transmettre la maladie. Il est conseillé de placer la tique dans un contenant qui ferme de façon étanche, comme un contenant de pilules vide. Il faut s’assurer de nettoyer la peau, avec de l’eau et du savon, et de bien se laver les mains. Mme Gourde a ajouté qu’il est important de prendre en note la date et le lieu où on se trouvait lorsque l’on a été piqué, ainsi que l’endroit de la piqûre sur le corps. Les symptômes de la maladie de Lyme peuvent apparaître après plusieurs semaines, soit dans les 3 à 30 jours après la piqûre. «Il faut vérifier l’endroit où la tique a piqué pour voir s’il y a un enflement, des rougeurs, de la douleur. D’autres symptômes peuvent être de la fièvre, de la fatigue, des maux de tête, douleurs musculaires. Dans le cas où ceux-ci se présenteraient, contacter Info-Santé au 811», a-t-elle conclu.

Le socialisme associatif mai 9 2017

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Le socialisme associatif est apparu dans le contexte des événements de mai 1968 et aspirait à une rupture avec le capitalisme. L’idée de démocratie économique telle que l’incarnait l’idéal de l’autogestion et une confiance dans les capacités de la société civile plutôt qu’en celles de l’État étaient au cœur de cette rupture. La CFDT et le courant du Parti socialiste animé par Michel Rocard (et, avant, le PSU) étaient, jusqu’à la fin des années 1970, les principaux représentants de ce discours. Au fur et à mesure que l’éventualité d’une rupture avec le capitalisme s’est estompée, le socialisme associatif s’est transformé en libéralisme associatif. Ce dernier préconisait un retrait de l’État qui serait compensé par une participation accrue des acteurs sociaux (PME, collectivités locales, etc.) au niveau local et national dans la gestion des affaires économiques et sociales. Ce programme idéalisait le modèle allemand et supposait une plus grande flexibilité du marché du travail. Le libéralisme associatif s’est principalement incarné dans le gouvernement Rocard de 1988 à 1991. Selon Chris Howell, la facilité avec laquelle le Parti socialiste est passé du socialisme au libéralisme et a adopté la flexibilité s’explique en partie par la compatibilité qui existait entre l’autogestion, une fois dépourvue de toute référence au socialisme, et la flexibilité. Les deux s’opposaient au dirigisme étatique et se concentraient sur l’entreprise. Dans les deux cas, l’étatisme était perçu comme faisant partie du problème plutôt que de la solution 21. Cependant, le libéralisme associatif se solda par un échec et une pression renouvelée pour que l’État intervienne. Bien que l’étatisme associatif soit intimement lié à ces trois discours, il s’en distingue par sa prise de distance vis-à-vis du dirigisme de l’étatisme traditionnel et par un accent sur le rôle d’une société civile autonome et active. On remarquera ainsi l’importance de la référence au contre-pouvoir, plutôt qu’à la prise et à l’exercice du pouvoir, au sein du mouvement antimondialisation. De même, les formes de régulation nationale et supranationale mises en avant par l’étatisme associatif sont présentées comme résultant de processus participatifs et délibératifs tout en assurant les conditions qui rendent pareils processus possibles et fonctionnels.

Trump, Clinton, Hollande, Sarkozy : même résultat avril 5 2017

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Trump, Clinton, Hollande, Sarkozy : même combat, même résultat. Cette phrase peut sembler un peu réductrice, mais en y réfléchissant un peu, on constate au contraire qu’elle est particulièrement juste. Il y a encore peu, j’ai assisté à un meeting à Monaco lors duquel j’ai pu avoir une discussion sur la situation américaine avec plusieurs ressortissants européens. Certains étaient clairement amusés par le sketch que proposent régulièrement les deux challengers à la Maison-Blanche. Mais c’est d’après moi ne pas voir la dimension catastrophique de cette situation tout à fait inédite. Car il est clair que quel que soit le gagnant de ces élections, ce dernier sera automatiquement dans une position affaiblie. Et ce pour une raison simple : beaucoup de gens répudient Donald Trump, mais personne ne veut vraiment d’Hillary non plus. Les raisons du refus de Trump semblent assez flagrantes (quoi qu’elles ne le soient pas tant que ça aux Etats-Unis : c’est un candidat tout à fait acceptable pour nombre d’américains). Le refus d’Hillary Clinton est cependant légèrement plus difficile à saisir. Toujours est-il en tout cas qu’aucun des candidats n’a su s’imposer, même au sein de son propre camp. Le prochain locataire du bureau ovale sera donc de fait probablement affaibli d’entrée de jeu, et n’aura pas une grande marge de manoeuvre pour travailler. En résultera un pays fractionné, voire certainement paralysé. Et si certains se réjouissent visiblement de ce problème, il ne ressort selon moi rien de bon lorsque la principale puissance du monde est fragilisée. Un même problème se pose en outre en France. Aux prochaines élections présidentielles, aucun candidat ne semble avoir la capacité de dominer les autres. Il suffit d’ailleurs de détailler le nombre de candidats dans les deux grands partis pour distinguer à quel point les partis sont éclatés. Le background est donc globalement le même en France qu’aux Etats-Unis, et affaiblira de même le prochain président. Et à mes yeux, que deux grandes puissances soient secouées sur leurs bases, alors même que le problème de Daesh impose une grande politique internationale, ne manque pas d’être inquiétant pour les prochaines années. Sinon, j’ai été enchanté par ce meeting. Si le thème vous intéresse et que vous souhaitiez participez au prochain séminaire à Monaco, suivez le lien pour en savoir plus.

Dopage : de nouvelles mesures très attendues avril 1 2017

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Encore ébranlée par les ­révélations d’un dopage d’Etat en Russie de 2011 à 2015, l’Agence mondiale antidopage (Ama) est réunie lundi et mardi pour son congrès annuel à Lausanne. Elle pourrait prendre une série de mesures très attendues pour renforcer son rôle, dix-sept ans après sa création. L’agence décide des médicaments interdits et accrédite les laboratoires de détection. C’est tout. Le choix des athlètes à contrôler ainsi que les suspensions éventuelles sont du ressort des Etats ou des fédérations sportives. Or il s’agit d’un «conflit ­d’intérêts fondamental», a déploré dimanche l’Association des organismes antidopage nationaux (Inado). En effet, une fédération peut difficilement faire à la fois la promotion de son sport et prendre le risque de sanctionner ses meilleurs joueurs. Pourquoi l’Ama ne gère-t-elle pas le volet disciplinaire?? Question de statuts et manque de budget (cofinancé par les Etats et le Comité international olympique). Le sport a aussi ses Julian Assange et Edward Snowden. Par exemple ­Yuliya Stepanova et son mari Vitaly, qui ont révélé le système de dopage en Russie et sont désormais réfugiés aux Etats-Unis. Plusieurs voix, comme celle du Comité national olympique américain, réclament des «protections spécifiques» pour ces lanceurs d’alerte. L’Ama a annoncé dimanche le lancement de «Speak up?!» une plateforme de ­délation en ligne censée ­garantir l’anonymat de ceux qui osent s’exprimer. Encore trop faible. «On en est à un point où il nous faut ouvrir un nouveau débat. Selon moi, le système actuel n’est pas bon», admet Olivier Nigg

Fillon à l’Ouest ? mars 3 2017

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La politique était bien moquée du temps de Coluche. Mais avec l’affaire Fillon, elle en prend facilement pour 20 ans de plus de moqueries ! Vendredi dernier, ce scandale a en effet encore fait l’objet de nombreux débats durant un incentive auquel j’ai participé à Colmar en Alsace. Et comme vous pouvez vous en douter, ce sujet a souvent échauffé les esprits ! Plusieurs de mes collègues y assuraient notamment que Fillon a su éviter les coups, et qu’il a fait preuve de sang-froid et de présidentialité. Mais en ce qui me concerne, leur plaidoyer est tout à fait inconsistant. Ce candidat s’est au contraire crucifié lui-même durant cette affaire. En effet, s’il avait fait preuve d’humilité d’entrée de jeu et avait émis de lui-même l’idée de rembourser ces salaires, je pense que cette affaire aurait pu lui être utile, sur le plan politique ; les gens auraient considéré que ces coutumes étaient chose admise par le passé, et qu’en reconnaissant ses torts, Fillon légitimait son image d’homme vertueux ; je suis sûr qu’il en serait ressorti pardonné. Au lieu de ça, il a choisi de slalomer : il a pris la décision de rejeter les faits qui lui sont reprochés, de mépriser cette affaire et ceux qui en parlent, puis de s’obstiner même quand tout le monde lui conseillait d’arrêter les frais. Un choix hallucinant. Je pense d’ailleurs que des assertions telles que “acharnement judiciaire” ont fait plus de mal que de bien dans l’affaire ! Et il n’a pas chuté seul, selon moi : c’est tout son parti qui s’est pris les pieds dans le tapis ; le candidat a fait preuve d’une impudence qui illustre parfaitement l’état de délabrement de notre pays. Il serait bon de taper dans la fourmilière de nos élites et de prendre exemple sur les régions nordiques : les sbires de Fillon n’auraient pas eu la possibilité de se comporter d’une manière aussi choquante chez les islandais. Soit dit en passage, j’ai été conquis par cet incentive en Alsace. Si l’histoire de Fillon a suscité des débats animés, les animations proposées sont passées par là et nous ont réconciliés. D’ailleurs, voilà l’agence qui l’a proposé : le timing était vraiment parfait.

Balade en montagne février 17 2017

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Espionnage des passagers d’Air France février 17 2017

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La compagnie Air France a été une des cibles principales d’un programme d’espionnage des téléphones portables sur les vols des avions de ligne, révèle Le Monde à partir des archives divulguées par Edward Snowden. Les documents transmis par Edward Snowden n’ont pas fini d’apporter leur lot de révélations. Le Monde, qui continue à les exploiter en partenariat avec le site spécialisé The Intercept, a découvert un programme d’espionnage britannique et américain visant à intercepter les communications mobiles émises et reçues à bord des avions de ligne. Et notamment ceux de Air France, cible principale de la NSA et du GHCQ dès 2005, tout comme Air Mexico, les deux compagnies étant désignées comme “cibles potentielles des terroristes”. L’objectif affiché est en effet d’éviter un autre 11 septembre. D’après Le Monde, les écoutes n’ont pas été limitées aux seuls terroristes présumés, mais ont visé également des personnalités politiques et des trafiquants. Les archives des deux agences de renseignement indiquent que la collecte des données se faisait “quasiment en temps réel”, rapporte le quotidien. A partir d’une altitude de 10 000 pieds, le signal satellite est intercepté par des “stations secrètes d’antennes au sol”. Si le smartphone est allumé, il est possible de localiser, voire de le pirater pour obliger l’utilisateur à le redémarrer avec ses codes d’accès, interceptés à leur tour. Voix, data, SMS, métadonnées… Tout pouvait être collecté, dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique. Les contenus des mails, des chats, des réseaux sociaux, ou encore des appels passés avec Skype: la NSA et le GHCQ étaient en mesure de tout entendre.

Expérience aérienne extrême février 1 2017

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Tel que vous me voyez, je suis sur un petit nuage. Pas littéralement, bien sûr. Quoiqu’il n’y a pas longtemps, c’était tout à fait littéral. Le mois dernier, j’ai en effet exécuté un vol en avion de chasse, avec vol en basse altitude et séance de voltige à la clef. Ça s’est passé du côté de Pontoise et j’y repense souvent : c’était vraiment extraordinaire. J’ai adoré cette expérience. Le seul hic, c’est l’après-expérience. Parce que figurez-vous que quand j’en ai parlé à mon entourage, j’ai plus d’une fois été atterré par la réaction de certaines personnes : celles-ci ne pigeaient tout simplement pas comment j’avais pu mettre 1700 euros dans cette expérience ! J’ai été tellement surpris en les écoutant que j’ai gardé le silence, sur le moment. Après réflexion, cependant, j’en viens à penser que les personnes qui m’ont fait ces remarques évoluent dans des réalités si différentes de la mienne que toute communication entre nous est vouée à l’échec. Certes, c’est honteux : j’aurais pu claquer cet argent dans un téléviseur 4K, comme me l’a aimablement signalé quelqu’un. Seulement, et c’est là où le bât blesse : je m’en tape le coquillard, d’avoir un nouveau téléviseur. J’ai déjà tout ce qu’il faut. Alors, plutôt que des biens, je veux des moments inégalables, inoubliables : bref, des moments qui comptent. Tout ce temps qu’on dilapide devant le petit écran, c’est cela qui est absurde, finalement. Alors que ce bref moment en altitude ne s’effacera jamais de ma mémoire. Qu’est-ce qui fait une vie bien remplie, en vérité ? Perso, la réponse à cette question est très claire dans mon esprit. Et peu importe si certains me croient fou de ne pas être plus matériel. Comme le chantait le philosophe : « il faut de tout, c’est vrai, il faut de tout pour faire un monde ». Si vous êtes intéressé par ce vol en avion de chasse, en tout cas, c’est par là que ça se passe ! Et souvenez-vous : on ne vit qu’une fois !

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